-------- Message transféré --------
Sujet : témoignage
Date : Sun, 6 Apr 2014 12:54:03 +0200 (CEST)
De : Lapicotiere Sebastien <sebastienlapicotiere@orange.fr>
Répondre à : Lapicotiere Sebastien <sebastienlapicotiere@orange.fr>
Pour : csilvano@free.fr

Monsieur,

 

Comme promis voici mon témoignage.

Ma prise en charge psychiatre hospitaliere s'est déroulée pendant 6 ans à l'hôpital de St cyr au mont d'or (service des marroniers, hélianthe puis les roches).(après des antécédents d'anorexie et d'automutilation remontant a 1998 et ayant été traité à l'époque dans le privé)

Arrivée das cet établissement suite à une double TS les ennuis ont alors commencés.

Des graves troubles du comportement, TS à répétition, mise en danger de moi-même, auto-mutilation m'ont fait connaitre l'horreur de la psychiatrie.

D'abord de hautes doses de médicaments m'ont été données, le traitement s'est alourdi d'années en années:

2006: Dipeperon

         Effexor 75

         Zyprexa 7.5

Administré à la clinique de Champvert

(69). Le zyprexa m'ayant fait prendre 20 kg rapidement.

Dans la meme année passage au traitement:

Zyprexa 37.5

Atarax 100

Loxapax 0.01

Administré par le médecin qui me suivait au CMP

2007: Deroxat 20

         Tercian 25

         Abilify 15

         Imovane 7.5

Le diagnostique alors posé est une psychose chronique avec élement hystérique et dépressif.

Je passe alors par des périodes en chambre d'isolement et par des contentions aux 4 membres.

En 2008 survient une TS par défenestration dans le service de ST cyr avec aujourd'hui des séquelles (fractures comminutives des 2 calcanéums + fractures collonne L2). Ts survenue en sortie de chambre d'isolement. Le traitement avant TS est le suivant:

2008: Deroxat

         Solian 400

         Havlane         

         Valium

         Valium IM (sb)

Suite à cette TS, j'ai passé 1 an en centre de rééducation fonctionnelle

Suite des traitements connus a partir de 2011

2011: Loxapac

         Seresta 50

         (Levothyrox 100 pour hypothyroidie)

         Venlafaxine (générique Effexor)

         Rivotril 2 mg

         Tercian 40

         (contramal pour les douleurs)

Dans la même année passage au traitement suivant:

         (Levothyrox 100)

         Seresta 10

         Tercian 25

          Effexor 75 LP¨

          Depamide

          Seresta 50

          (contramal 150)

          Abilify 5

On continue parallèlement les mises en chambre d'isolement avec contentions 4 points.

2012: Abilify 15

         Depamide

         (Levothyrox 75)

         Effexor 75 LP

         (Contramal LP 150)

         Lysanxia 10

         Seresta 50

         Tercian 25

Suite à la dernière hospitalisation en 2012 en service public a st cyr, j'ai demandé une hospitalisation à la clinique villa des roses.

Le traitement m'est inconnu à l'époque mais bien diminué.

Pendant mon séjour à st cyr, je me suis vue mise sous contentions 4 points 21 jours, sans meme me libérer une main pour pouvoir manger, toilette faite par les infirmiers et hyper dégradants.

les diagnostiques n'ont cessés d'évolués, passant de celui indiqué ci-dessus a troubles bipolaire voire schyzophrénie....le diagnostique actuel fait état d'un trouble de la personnalité limite.

Pendant une des périodes de contentions 4 points, alors que j'étais nue sous les draps et contenue, ils ont fait entré mon père dans la chambre d'isolement.

Aujourd'hui très bien stabilisée malgré quelques resurgences anxieuses sans gravité, je n'ai plus en traitement que 1 mg de risperdal et mon levothyrox.

Le dernier diagnostique fut le bon après 6 ans......

J'ai eut la chance de rencontrer une psychiatre qui m'a fait arrêté et diminué ces médocs, de pouvoir reprendre un travail et mener enfin une vie normale.

 

Cependant 1 ans après la diminution des traitements je reste excessivement fatiguée, ceci m'empêchant de pouvoir prétendre a un emploi a temps plein. Probablement les séquelles de "l'empoisonnement" que j'ai enduré.

Sur le plan psychique, les chambres d'isolement et les contentions m'ont laissés des séquelles, ne supportant plus aucun hospitalisation car des "flash" du passé remonte alors.....

 

Bientôt maman d'un petit garçon je me demande comment je lui parlerai un jour de tout ça, lui absorde du risperdal depuis 8 mois et j'espère que pour lui qu'il n'y aura pas de séquelles.

Je reste persuadée que mes nombreux passages a l'acte ont été agravés pas la prise de ces médicaments et que ma guérison a aussi trainée en longueur a cause d'eux et à cause de l'accumulation de mauvais diagnostiques.

 

La prise en charge, de plus, inhumaine, à l'hôpital par le personnel aggrave les choses....j'ai été étiqueté de cas desespéré, impossible à guérir, alors que ma vie d'aujourd'hui prouve le contraire. 

La prise en charge qui a suivie à la clinique La villa des roses (69) a été beaucoup plus humaine et m'a permis d'avancée. A l'hôpital je me sentais dans le besoin de montrer d'énormes symptomes pour que l'on s'occupe de moi ce qui n'a pas été le cas dans cette clinique.

 

J'espère maintenant un jour pouvoir arrêter définitivement tout traitement mais les effets de sevrages sont difficiles à surmonter.

 

J'espère que mon témoignage vous aura apporté un plus.

Je suis en procédure judiciaire actuellement avec cet hôpital pour ma TS avec défenestration car je sais que pour le reste aucun mauvais traitement ne serait prouvé malgré avoir a mon avis été victime d'une sur médicamentation.

 

Restant à votre disposition

 

Mme Lapicotiere